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entrelacs en frise


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Alban Arthan - Alban Arthuan - le solstice d'hiver

crepuscule

Le solstice d’hiver est le nadir de la course solaire. L’ombre et le froid dominent. La Nature semble retenir son souffle, comme le Soleil qui semble lui aussi suspendre son mouvement pendant les quelques jours qui encadrent le solstice.
Le mythe nous dit que le Mabon, le jeune Soleil, est retenu prisonnier dans une tour sans fenêtre, et qu’il doit être délivré et revenir parmi les siens pour que l’espoir renaisse avec lui. D’autres traditions mettent en relation le Mabon, le monument de Newgrange et le solstice d’hiver.

sidhdumabon

En attente du nouveau Soleil, la Nature est en suspens, elle se tait comme pour préparer en secret ce renouveau. Tous attendent avec inquiétude les prémisses de la renaissance. Celle de la course solaire, celle de la lumière, celle de la vie. Peu importe que le froid gagne encore quelques mois.
Dans notre tradition, le solstice prend le nom d’Alban Arthan. Nom gallois qui signifie « lumière de l’hiver », « lumière d’Arthur », « lumière de l’ours ». Ours qui hiberne au Nord de notre cercle, dans le ventre de la Terre, et qui sortira de sa caverne le moment venu.
Alban Arthan, le solstice d'hiver, a lieu chaque année sur la 21e ou la 22e journée de décembre (hémisphère nord).
C’est une fête solaire majeure qui a été célébrée de toute antiquité et au moins depuis le néolithique. Il y a un paradoxe et une grande sagesse à vénérer la nouvelle Lumière lors de la Nuit la plus longue du cycle annuel.
Traditionnellement, le solstice d’hiver est lié au feu : ni à l’exhubérance, ni à l’extériorisation, mais à la flamme modeste, la lueur qui brille à couvert.
Célébration qui nous replace vis-à-vis de nous-mêmes, de notre solitude, mais aussi de notre force intérieure et de nos espoirs, et des ressorts cachés de notre être.
Le feu allumé lors du solstice d’hiver est aussi un rappel, un soutien à l’ordre du Monde, et à la course du Soleil. C’est une offrande destinée à nourrir la divinité pour qu’elle entre dans un nouveau cycle de croissance.
Les déités évoquées lors d’Alban Arthan sont, entre autres, les Mères, et Kernunos, Dieu sombre de la régénération.
La période est sombre, elle semble stérile, mais se trouve au plus fort de son potentiel de devenir.
Rien n’est constant, si ce n’est le mouvement de la transformation.

gui

Un dernier élément qui est traditionnellement lié à la période solsticiale est la cueillette du gui. Plante sacrée par excellence, surtout lorsqu’elle provient d’un chêne.
Le gui est une plante divine dont la physiologie est très particulière. Ses fruits matures en hiver sont comme des semences de lumière. Le gui est à la fois un symbole de Vie, de génération, d’esprit et de Lumière.

alban arthuan gui

Les éléments du rituel

Le rituel d’Alban Arthan met en jeu plusieurs actes symboliques :
- L’extinction et le renouveau des Feux,
- La recherche de la Lumière « en soi », qui peut s’accompagner d’un parcours « initiatique » sur les chemins incertains de la Nuit à la recherche de la Lumière cachée,
- L’appel et l’offrande aux Mères, aux nouvelles naissances, aux forces de Vie,
- La cueillette du gui.

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