ADCS

Collège :

- Introduction
- Principes généraux
- Les valeurs du druidisme
- Le rituel
- Cheminer
- L'apprentissage (Mabinog)
- Le Barde
- L'Ovate
- Le Druide
- Le Mac Fuirmid

- Oral ou écrit ?
- Intégrer une clairière

entrelacs en frise


Quelques images et vidéos qui illustrent nos perceptions du druidisme. Cliquez sur la photo ci-dessus.

entrelacs en frise

 


Le cheminement du Barde

Le chemin « bardique » est un chemin riche, riche en particulier par sa « générosité ». Le Barde dit, partage, transmet, évoque et exalte.
Le Barde est le chantre de la tradition. Les bardes sont des diseurs, des artistes, des trouvères.

La fonction bardique est sans conteste la mieux connue et la mieux codifiée. Elle a persisté longtemps en Irlande et dans le Pays de Galle. Ce sont eux qui sont à l’origine des mythes qui ont plus tard été consignés par les moines copistes et qui constituent l’essentiel du thesaurus druidique qui est parvenu jusqu’à nous.

Les Bardes avaient pour responsabilité de transmettre le mythe (constitutif) et constituaient la mémoire vive d’un peuple. Ils étaient non seulement les garants de la transmission du mythe, mais aussi de la lignée des Rois, de l’histoire, de l’histoire des lieux, des lois, de la généalogie, etc.
Ils étaient les garants de l’identité, des valeurs et des « racines » d’un peuple.

Pour nous le travail du Barde est à la fois attaché au passé, à la tradition, mais il doit aussi être « inspiré ». Cette inspiration, ce souffle, est ce qui marque la reliance du Barde aux esprits du cercle, aux Dieux, aux esprits de la Nature, aux esprits du lieu.

Il existe parfois une confusion entre le crossain, le troubadour non initié, et le Barde, porteur d’une tradition. L’un est un artiste parfois excellent, l’autre est un relieur, un éveilleur…
Et au risque de déranger quelques idées reçues, le Barde n'est pas obligatoirement un joueur de harpe, ni un conteur. En tous cas, maîtriser l'un ou l'autre de ces arts ne suffit pas en soi à l'essence du bardisme. L'Art du Barde est multiple, mais avant tout c'est un art du lien et de la transmission.

Il suscite, évoque… l’esprit des collines, celui du vent, celui des arbres. Il chante les aurores, les nuits étoilées. Il chante du chant des sources, il bruisse du rythme du vent dans les feuilles. Il est rythmé du ressac de la mer. Il nous rappelle aux nécessités de la mémoire, il nous raconte les exploits des héros de notre tradition, les mythes qui fondent nos croyances.

Il recrée sans cesse le Monde où nous vivons et le recréant l’accorde à un ordre sacré. En cela, le travail du Barde est un travail « initiatique », un travail de guérison de l’être.

Dans le passé, il y eut des collèges de bardes. Et nous essayons modestement de recréer ces collèges au sein de notre assemblée. Ces collèges bardiques ont pour but d’entretenir et d’améliorer la qualité du travail accompli et ainsi de faire évoluer les pratiques au fil du temps.

Aujourd’hui, les Bardes s’attachent toujours à transmettre la Tradition. D’une manière imagée, ils sont gardiens du « Fil ». Ils s’attachent à développer leur capacité à émouvoir, à dire, à invoquer. Ils sont musiciens, conteurs, poètes, ou plus modestement des diseurs, des pédagogues, des porteurs de mémoire.

Ils continuent à puiser leur inspiration dans leurs racines en même temps que dans le souffle du vent et le chant des oiseaux. C’est cette tension entre la trame et la chaîne, pour reprendre un vocabulaire de tisserand, qui crée l’œuvre unique que le Barde réactualise à chaque instant.

Dans les cérémonies druidiques, ou leur faisant suite, il y a toujours une place pour le travail bardique. Pour le chant, pour le conte, pour l’évocation des hauts lieux du pays, de son histoire.
Et cette place est à la portée de qui souhaite manifester le lien entre une Tradition et l'esprit vivifiant de l'Inspiration.

 

RETOUR EN HAUT DE PAGE

© Assemblée druidique du Chêne et du Sanglier   Plan du site