ADCS

Collège :

- Introduction
- Principes généraux
- Les valeurs du druidisme
- Le rituel
- Cheminer
- L'apprentissage (Mabinog)
- Le Barde
- L'Ovate
- Le Druide
- Le Mac Fuirmid

- Oral ou écrit ?
- Intégrer une clairière

entrelacs en frise


Quelques images et vidéos qui illustrent nos perceptions du druidisme. Cliquez sur la photo ci-dessus.

entrelacs en frise

 


Le cheminement du Druide

L’élévation au grade de Druide est possible lorsqu’une personne a validé les grades de Barde et d’Ovate, après qu’elle ait reçu un enseignement particulier et individualisé et qu’elle ait satisfait à différents critères factuels.

Le Druide est avant tout un passeur, un chercheur de sens, un gardien des bosquets et clairières.
La fonction de Druide s’exerce donc dans un premier temps dans la recherche continue du sens. Être Druide ne signifie pas être exempté de tout travail, bien au contraire.
Et même si certains s’appuient sur une image tirée de la mémoire collective pour évoquer des Druides omniscients et omnipotents, nous préférons pour notre part considérer lucidement nos limites.

La première de ces limites est bien entendu individuelle. Qui peut se targuer aujourd’hui d’un savoir universel ? Et quand bien même cela existerait, quelle en serait l’utilité pour la communauté des druidisants ?
Car selon nous, le Druide, passeur, facilite le cheminement des autres, non pas afin qu’ils lui ressemblent mais pour qu’ils puissent s’accomplir, arpenter leur propre chemin.

druide

Dés lors, le premier devoir du Druide est le respect de l’autre, non pas d’ailleurs dans ce qu’il montre mais aussi dans ses possibilités d’être.

La seconde de ces limites tient dans le fait que le Druidisme se décline dans de multiples approches et qu’il y a un réel travail à faire pour conjuguer la fidélité à la Tradition et la nécessaire adaptation à ce qui Est.
Malheureusement, ou peut-être heureusement, il n’y a pas de « Bible » druidique. Et ce que nous savons de la Tradition nous a été transmis soit lors de notre apprentissage, soit par l’étude des mythes, dont beaucoup ont été transformés par les clercs copistes, soit par l’histoire et les découvertes récentes sur les différentes époques celtes.
Il y a une langue à acquérir, la langue symbolique qui permet au Druide de trouver la juste place dans la continuité traditionnelle sans trahir son Esprit (Awen). Il ne s’agit pas pour nous de copier plus ou moins adroitement les cultes anciens et encore moins de « singer » des formes vides dont l’esprit a été banni par l’histoire. Au contraire, nous pensons que l’esprit qui présidait aux initiations d’hier est toujours vivant et qu’il n’est pas impossible à qui est en contact avec l’Awen (c'est-à-dire un Homme différencié en contact avec l’« Être/Soi ») de rendre sa vitalité primitive à la Voie Druidique.
Ainsi le Druide se voit donc contraint à travailler sans relâche sur les différentes sources qui se présentent à lui, puis de les valider avec méthode en s’appuyant sur une expérience avérée (les Druides de l’ADCS ont suivi un parcours de plusieurs années avant de prétendre à ce titre).

La troisième de ces limites concerne l’actualisation du savoir, des connaissances, du mythe. Dans la mesure où le parcours n’est pas seulement « intellectuel », l’« Être », ce que nous sommes en essence est à la fois l’objet, la matière première et le résultat.
Le travail d’un Druide ne peut donc se résumer à celui d’un professeur, d’un « maître », ni même d’un pédagogue. Le terme « maïeuticien » serait sans doute plus approprié.
Et ceci d’autant plus que l’on considère le Druidisme (ce qui est notre cas) comme une religion à « mystères », une voie initiatique, c'est-à-dire visant un accomplissement individuel.
Le Druide de l’ADCS est donc un chercheur de sens, un « diseur », attentif au fait que les conditions soient réunies pour que l’accueil des postulants et leur cheminement se fasse dans de bonnes conditions.
C’est ainsi qu’il retrouve et s’abreuve aux mêmes sources vives que celles auxquelles ont eu accès les anciens Druides. C’est ainsi aussi qu’il les débarrasse des bois morts accumulés au fil du temps et des mémoires perdues. C’est ainsi aussi qu’il les offre en partage à tout ce qui vit et sent.

Il est vrai que ce parcours pour endosser l’habit blanc peut sembler long et difficile.
Alors que l’on trouve ici ou là des offres de « formation accélérée », et qu’on nous demande régulièrement de prendre en considération le parcours accompli sur d’autres chemins. Voir la seule « bonne volonté » des impétrants.
Mais ceci serait succomber aux besoins de la forme au détriment du sens. La fameuse Saie Blanche et tous les titres superlatifs qui vont parfois avec ne devraient pas être que des décors brillants pour nos égos.
La fonction de Druide est une charge, et devrait s’accompagner d’un sens précis des responsabilités, vis-à-vis des Dieux, vis-à-vis de l'Autre (au sens large), vis-à-vis de Soi.
Sens de la verticalité, de l'horizontalité, et présence au point central où s'opère l'union alchimique de ces deux dimensions.

 

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