ADCS

Collège :

- Introduction
- Principes généraux
- Les valeurs du druidisme
- Le rituel
- Cheminer
- L'apprentissage (Mabinog)
- Le Barde
- L'Ovate
- Le Druide
- Le Mac Fuirmid

- Oral ou écrit ?
- Intégrer une clairière

entrelacs en frise


Quelques images et vidéos qui illustrent nos perceptions du druidisme. Cliquez sur la photo ci-dessus.

entrelacs en frise

 


Enseignement et cheminement dans l'assemblée : les principes généraux

L’Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier considère le Druidisme comme une religion à « mystères ».
C’est-à-dire à la fois :
- d’une part un ensemble de mythes, de rites, de postulats qui sont autant de façon d’exprimer nos rapports au Monde,
- et d’autre part un cheminement, un cursus, une progression dont l’accès suppose une initiation, ou du moins un parcours individuel particulier.

Notre façon de comprendre le Druidisme repose sur l’idée que chacun doit être libre de son parcours, ou du moins du temps et de l’énergie qu’il souhaite investir dans ce parcours.
Nous distinguons la phase d’apprentissage, et de façon imagée, l’apprenti « druidisant » est nommé « marcassin ».
Durant son apprentissage, des clefs de compréhension des rites et des symboles du Druidisme lui sont données. À la fin de cette période d’apprentissage, le « mabinog » peut simplement souhaiter être reconnu comme « druidisant » et est consacré comme tel lors d’une cérémonie particulière.
Il peut aussi souhaiter poursuivre son chemin et emprunter les voies de Barde, Ovate et plus tard Druide.

Cette séparation en différents « grades » ou « fonctions » est commune à la plupart des collèges druidiques. Elle donne souvent lieu à des débats passionnés si ce n’est passionnants sur la nature des grades, les responsabilités et même les « décors » qui y sont associés.
La progression au sein de l’ADCS se fait de la manière suivante :
- la phase d’apprentissage dure a minima un an,
- à la suite de cela, et avec l’accord des responsables de clairières (Mac Fuirmids) et des Druides, le postulant peut demander à emprunter les chemins de Barde ou d’Ovate.
Dans ces parcours, le « cheminant » reçoit un enseignement à la fois écrit et oral et doit répondre à un certain nombre d’épreuves, où on s’assurera de ses connaissances théoriques, de ses capacités pratiques et de sa compréhension en profondeur des mystères liés à son cheminement.
Si le cheminant répond aux exigences du grade, il est nommé Barde ou Ovate, après un rituel d’initiation approprié.
- Lorsqu’un cheminant a validé les parcours de Barde et d’Ovate, il peut s’engager sur le chemin de Druide, où il devra également répondre à certains critères particuliers, notamment démontrer sa compréhension du Druidisme, ses capacités à enseigner, à accompagner et à créer du sens.

En ADCS, il n’y a pas de hiérarchie entre les grades de Barde et d’Ovate. Nous considérons qu’il s’agit là de deux fonctions (spécialisées) druidiques. Seul le Druide a des prérogatives particulières, dans le domaine « sacré ».
En revanche, un responsable de clairière, même s’il est très souvent Barde ou Ovate constitué, n’est pas obligatoirement Druide. En effet, l’ADCS distingue la fonction sacerdotale druidique, sacrée, de la fonction d’animation ou de « gouvernance » d’une clairière. Ainsi le Mac Fuirmid (responsable de clairière) a une fonction que l’on peut distinguer de la fonction sacerdotale. Même s’il est vrai qu’en pratique, dans les clairières la distinction entre les fonctions est moins tranchée.

Pourtant au sein de l’Assemblée, nous tenons à la distinction entre trois niveaux fonctionnels :
- L’association, qui régit les aspects concrets et matériels liés à notre fonctionnement, mais qui s’interdit toute influence sur la vie des clairières et encore moins dans le domaine « spirituel » ;
- L’Assemblée des Clairières et Bosquets, qui est le lieu où peuvent se prendre des décisions collectives. C’est la structure qui décide des projets, des positions communes à prendre. Elle fonctionne de façon ouverte et chaque responsable de clairière se détermine de façon libre sur les projets qui peuvent être portés par l’un ou l’autre des Mac Fuirmids ;
- Le collège des « comruni », collège des sacerdotes dont la fonction est de faire vivre le druidisme, de travailler sur le fond, le sens, le rituel, le cheminement.
Cette structuration tripartite répond à la structure observée dans les sociétés celtiques anciennes, mais permet aussi de maintenir une certaine cohésion dans l’Assemblée en nous rappelant que chaque niveau, chaque fonction, sont interdépendantes et que nous ne devons négliger aucun de ces aspects.

Le Druidisme tel que nous le concevons est une religion, mais aussi un parcours initiatique et spirituel qui offre à chacun une progression à sa mesure.
Il est vrai que le parcours ainsi décrit peut sembler long, mais nous pensons qu’il nous faut le temps d’entendre les murmures de notre âme. Le temps de comprendre, grandir, pour offrir en retour les fruits que nous avons cueillis.
Certains se présentent à nos portes, souhaitant devenir « Druide », immédiatement ou presque. Sans effort, sans même s’être posée la question du pourquoi. D’autres pensent qu’une expérience dans différents domaines de l’ésotérisme ou de certaines voies spirituelles plaide en faveur d’une « validation des acquis ».
C’est oublier que le druidisme n’est pas qu’un système (et encore moins un système d’autogratification), c’est un cheminement, un parcours, avec ses hauteurs et ses profondeurs. Parcours qu’il faut avoir emprunté et expérimenté avec lucidité et parfois persévérance. C’est une voie pleine et entière qui se suffit à elle-même et se justifie par elle-même.
Comme la plupart des voies traditionnelles, le Druidisme s’attache à découvrir et à cultiver, le Beau, le Juste et le Vrai. Et ceci en toute chose.
Ce qui demande souvent à chacun un peu de temps et d’attention.

 

RETOUR EN HAUT DE PAGE

© Assemblée druidique du Chêne et du Sanglier   Plan du site