ADCS

Collège :

- Introduction
- Principes généraux
- Les valeurs du druidisme
- Le rituel
- Cheminer
- L'apprentissage (Mabinog)
- Le Barde
- L'Ovate
- Le Druide
- Le Mac Fuirmid

- Oral ou écrit ?
- Intégrer une clairière

entrelacs en frise


Quelques images et vidéos qui illustrent nos perceptions du druidisme. Cliquez sur la photo ci-dessus.

entrelacs en frise

 


Le rituel druidique

mariage druidique

Le rituel druidique s’appuie sur le mythe et sur une certaine conception de l’espace et du temps.

Il existe de multiples formes et de multiples buts aux rituels. Saisonniers, propitiatoires, rites de passage, y compris les passages de la vie (naissance, mariage, funérailles…), d’harmonisation, de protection…
Nous n’évoquerons ici que les célébrations saisonnières qui rythment ce que nous nommons la Roue de l’année. Elles ont lieu à des moments précis, définis selon un calendrier soli-lunaire. Calendrier en usage dans l’antiquité et dont on trouvera un exemple avec le calendrier dit de Coligny.
Les fêtes solaires ont lieu à des moments fixes du calendrier civil (solstices et équinoxes).
Les fêtes lunaires sont « mobiles ».
L’ADCS célèbre a minima 8 fêtes dans l’année.

La première structure qui conditionne nos célébrations est donc le Temps. L’inscription de nos célébrations dans un calendrier a une valeur symbolique et repose sur une conception dynamique du monde spirituel.
Adhérant aux rythmes visibles des saisons, l’esprit se teinte des couleurs des saisons. Entrant en lui-même à la saison sombre et s’ouvrant à l’action extérieure lors de la saison claire.
Ces cycles de célébration annuels vont trouver des résonances en nous et nous permettre d’adhérer aux grands cycles de la Vie.

La seconde structure qui conditionne nos célébrations est celle de l’Espace.
Nous célébrons nos rites entre « cercle et carré », c'est-à-dire dans un espace à la fois infini comme la voûte céleste et orienté comme sur le plan terrestre.
Dans notre symbolique, l’espace et ses « directions » est porteur de sens.
Aux 4 directions correspondent 4 éléments, 4 type d’énergie, 4 type d’objets « magiques »…
Au centre, au point d’union entre cercle et carré, entre la verticalité et l’horizontalité, se trouve l’axe premier qui se déploie sur trois plans.
L’ensemble décrivant un espace/volume complexe. Une sorte de « mandala » dont nous connaissons la portée universelle.

Les constructions anciennes n’existent plus qu’à l’état de vestiges et même si certains ont entrepris de reconstituer des structures « fixes », la plupart de nos rites se déroulent à l’extérieur dans des endroits consacrés pour l’occasion.
Ce sont parfois des lieux chargés d’histoire, parfois remarquables par leur « énergie » ou encore en résonance symbolique avec l’essence des rituels qui s’y déroulent.
Ainsi nous ritualisons près de sources, sur des sommets, dans des lieux de « vouivre » ou tout simplement là où souffle l’inspiration.

Un rituel se déroule en plusieurs temps distincts :

  • Appel aux Esprits du Lieu, aux Ancêtres, aux « gardiens »

  • Construction et consécration de l’espace rituel

  • Appel aux directions

  • Prières aux Dieux

  • Actes spécifiques au but du rituel

  • Offrandes

  • Remerciements

  • Libations

  • Fermeture de l’espace rituel

Quelques mots, sur la notion d’offrande/sacrifice.
L’offrande est un acte concret qui établit un lien avec les divinités. Il y a dans l’offrande à la fois une reconnaissance, une marque de respect pour le divin et la mise en œuvre d’équilibres et d’échanges subtils entre celui qui offre et ceux à qui l’on offre.
La prière, le chant, la danse, et même le respect de certains engagements ou des comportements « justes » sont des formes particulières d’offrandes.
Aujourd’hui, l’offrande rituelle dans les clairières est composée de substances végétales, de nourriture ou d’objets symboliques biodégradables. L’offrande classique est constituée de pain ou de céréales, d’eau, d’hydromel, de lait ou d’huile, de fleurs ou de parfums.
Elle est déposée dans la Terre, dans l’Eau d’une rivière, dans le Feu ou encore exposée à l’Air.

La plupart de nos clairières s’ouvrent à toute personne qui se présente avec respect. La participation à un rituel est gratuite, en revanche il est de bon ton que chaque participant dépose une offrande au décours du rituel. Même s’il ne s’agit d’une fleur, d’un fruit ou même de quelques mots.

Dans le rituel druidique chacun est acteur, même s’il y a des rôles et fonctions remplies par des officiants plus expérimentés.
La célébration est donc collective et n’est pas confiée à un seul Druide, Prêtre.
Le Druidisme permet ainsi de réinvestir notre propre religiosité, en accord avec un certain nombre de symboles, de mythes, et dans un cadre défini par une Tradition dans laquelle se reconnaissent la plupart des groupes druidiques. Ainsi, à quelques détails près, un druidisant trouvera une structure rituélique commune dans la plupart des groupes qu’il rencontrera.

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